Onana avec la Belgique, Hincapié avec l'Équateur : les binationaux camerounais rayonnent au Mondial. Un constat doux-amer.
Le Cameroun absent, ses fils présents
Éliminé dès les barrages africains face à la Namibie, le Cameroun n'a pas obtenu son ticket pour la Coupe du monde 2026. Une immense déception pour un pays quintuple champion d'Afrique. Pourtant, en regardant les rencontres du Mondial, les supporters des Lions Indomptables reconnaissent plusieurs visages : ceux de la diaspora camerounaise.
Amadou Onana, cadre de la Belgique
Le plus emblématique est bien sûr Amadou Onana, titulaire indiscutable du milieu belge. Sa performance face aux États-Unis (4-1) a confirmé son statut de cadre chez les Diables Rouges. Un choix de nationalité fait il y a plusieurs années, qui continue de faire débat au pays.
Piero Hincapié, la fierté équatorienne
Moins connu, le défenseur du Bayer Leverkusen Piero Hincapié, d'origine camerounaise par sa grand-mère, brille avec l'Équateur, qualifié en quarts de finale. Son duel contre les meilleures attaques mondiales illustre la dispersion des talents issus de la diaspora.
Yunus Musah, le regret américain
Autre nom cité : celui de Yunus Musah, milieu américain d'origine ghanéenne et camerounaise par sa mère. Malgré la défaite face à la Belgique, l'ancien de Valence a livré un tournoi solide.
Le débat de la double nationalité
Ce constat relance le sempiternel débat au Cameroun : comment retenir les talents nés à l'étranger ? La FECAFOOT a lancé récemment un programme de repérage en Europe, mais les résultats tardent à se faire sentir.
« Il faut aller les chercher tôt, avant les grandes nations. À 15 ans, c'est déjà tard », confie un agent basé à Paris.
Les Lions qui ont dit oui
Heureusement, plusieurs binationaux ont fait le choix du Cameroun ces dernières années : Carlos Baleba (Brighton), formé à Lille, aurait pu jouer pour la France. Bryan Mbeumo a également choisi le vert-rouge-jaune. Frank Magri est un autre exemple récent.
Ces engagements donnent de l'espoir. Mais la concurrence est rude, et la Belgique, la France ou l'Allemagne offrent souvent une visibilité que le Cameroun peine à rivaliser.
Cap sur la CAN 2027
À défaut du Mondial, les Lions Indomptables se concentrent désormais sur la CAN 2027. Marc Brys devra bâtir un groupe compétitif autour de ses cadres : Onana (André), Anguissa, Mbeumo, Baleba, Wooh. Et pourquoi pas convaincre une ou deux pépites de la diaspora d'ici là.
« Le Cameroun reste une terre de talent. Notre devoir est de raviver la flamme », a récemment déclaré Brys.
Prono237 continuera de scruter chaque piste, chaque profil, pour vous informer en avant-première.