Onana avec la Belgique, Camavinga avec la France, Ekitiké... Retour sur les binationaux d'origine camerounaise stars du Mondial.
Un Mondial 2026 aux accents camerounais
Alors que le Cameroun a été éliminé dès les 8es de finale du Mondial nord-américain, plusieurs joueurs d'origine camerounaise brillent encore dans le tournoi sous d'autres couleurs. Un phénomène révélateur des échecs de la Fecafoot dans sa politique de captation des talents de la diaspora.
Amadou Onana, poumon de la Belgique
Le milieu d'Aston Villa a été l'une des révélations de la Belgique de Rudi Garcia. Malgré sa sortie sur blessure contre les États-Unis, Amadou Onana a marqué les esprits par sa puissance et son intelligence de jeu.
« Amadou, c'est notre équilibre. Un joueur unique en son genre », a confié Garcia.
Né à Dakar de parents camerounais, Onana avait choisi la Belgique en 2022 après plusieurs approches infructueuses de la Fecafoot.
Camavinga, l'autre grand regret
Double vainqueur de la Ligue des Champions avec le Real Madrid, Eduardo Camavinga dispute son deuxième Mondial avec les Bleus. Le milieu, né en Angola de parents originaires du Cameroun, a toujours choisi la France.
Sa présence au cœur du milieu de Didier Deschamps rappelle ce que Marc Brys aurait donné pour disposer d'un tel talent aux côtés de Zambo Anguissa et Carlos Baleba.
Ekitiké, la nouvelle génération
Hugo Ekitiké, attaquant du Paris Saint-Germain, brille également avec les Espoirs français. À 24 ans, il incarne l'avenir de l'attaque tricolore. Père camerounais, mère française : encore un talent qui aurait pu porter le maillot vert-rouge-jaune.
Le vrai bilan des Lions au Mondial
Sous les couleurs du Cameroun, les Lions ont réalisé un parcours honorable :
- Zambo Anguissa : capitaine exemplaire, buteur en poule
- Carlos Baleba : révélation du tournoi, sacré meilleur jeune de son groupe
- Bryan Mbeumo : décisif en phase de poule
- André Onana : quelques errances mais des arrêts décisifs
Éliminés en 8es par le Portugal (2-1), les Lions repartent avec des motifs d'espoir.
Que faut-il changer ?
La Fecafoot doit structurer sa cellule de recrutement en Europe. Trop de talents échappent chaque année au Cameroun par manque d'anticipation. La nomination récente d'un responsable diaspora est un premier pas, mais insuffisant.
« Il faut aller voir ces gamins à 15-16 ans, pas quand ils ont déjà signé ailleurs », déplore un ancien international.
Cap sur la CAN 2027
Avec la CAN à domicile en 2027, le Cameroun a une occasion historique de reconstruire son équipe. Certains binationaux, en fin de contrat international, pourraient être approchés.
À Prono237, nous continuerons de suivre chaque Lion, où qu'il joue. Car un Camerounais reste un Camerounais, même sous un autre maillot.