Les Diables Rouges ont écrasé les États-Unis en huitièmes de finale. Retour sur les choix gagnants de Rudi Garcia.
Une entrée en matière fulgurante
On attendait une Belgique en manque de repères après une phase de poules poussive. On a vu une équipe libérée, tranchante et cynique. Le 4-1 infligé aux États-Unis en huitièmes de finale de la Coupe du monde restera comme la meilleure performance des Diables Rouges depuis 2018.
Dès la 8e minute, De Bruyne trouvait Doku en profondeur, et l'ailier de Manchester City ouvrait le score d'une frappe croisée imparable. Trois minutes plus tard, Lukaku doublait la mise sur corner. 11 minutes, 2-0 : match plié.
Le pari gagnant du 4-2-3-1
Critiqué pour son 3-4-3 hésitant en phase de poules, Rudi Garcia a osé le retour au 4-2-3-1 classique. Un choix payant :
- Onana - Tielemans en sentinelles, avec pour mission de couper les lignes de passe vers Pulisic
- De Bruyne en meneur libre, enfin placé dans sa zone préférentielle
- Doku et Trossard dans les couloirs, avec consigne d'attaquer les espaces
- Lukaku en pivot, dos au but
Résultat : la Belgique a monopolisé le ballon (63% de possession) et a créé 19 occasions contre seulement 6 pour les USA.
Pulisic muselé, Reyna invisible
Du côté américain, la déception est immense. Christian Pulisic, capitaine et star, a été verrouillé par un pressing collectif remarquable. Gio Reyna, aligné en 10, n'a jamais trouvé les espaces. Weah a alterné éclairs et déchets techniques.
« On a été dominés dans tous les compartiments. C'est une leçon », a reconnu le sélectionneur Mauricio Pochettino en conférence de presse.
Les statistiques qui font mal
- xG : 3.2 pour la Belgique, 0.8 pour les USA
- 68% de duels gagnés côté belge
- De Bruyne : 2 passes décisives, 94% de passes réussies
- Doku : 7 dribbles réussis sur 8 tentés
Des chiffres qui traduisent une domination sans partage.
Cap sur le quart de finale
La Belgique attend désormais son adversaire, qui sortira du choc entre l'Argentine et le Portugal. Un test bien plus relevé, où la blessure d'Onana pourrait peser lourd.
« On a montré que la Belgique est un grand pays de football », a martelé Garcia après la rencontre.
Difficile de lui donner tort ce soir. Reste à confirmer face à un cador. Le Mondial n'a jamais couronné les équipes qui brillent trop tôt : les Diables Rouges de 2018 en savent quelque chose.