Sorti prématurément lors du 8e de finale gagné par la Belgique (4-1), Amadou Onana inquiète. Rudi Garcia a livré ses premiers mots.
Une victoire éclatante ternie par une sortie sur blessure
La Belgique a signé une démonstration face aux États-Unis (4-1) en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Mais au-delà du score fleuve, c'est la sortie prématurée d'Amadou Onana qui a retenu l'attention de tous les observateurs, notamment au Cameroun où le milieu de terrain conserve une aura particulière malgré son choix de porter les couleurs des Diables Rouges.
Le joueur d'Aston Villa a quitté ses partenaires en seconde période, visiblement gêné, laissant planer le doute sur sa participation aux prochains matchs du Mondial.
Rudi Garcia rassurant… mais prudent
En conférence de presse, le sélectionneur belge Rudi Garcia a tenu à saluer la performance collective avant d'évoquer le cas de son milieu défensif :
« On a montré que la Belgique est un grand pays de football. Pour Amadou, on va évaluer dans les prochaines heures. Ce n'est pas alarmant à première vue, mais on ne veut prendre aucun risque à ce stade de la compétition. »
Le technicien français, revenu au premier plan international après son passage difficile à l'OM, a insisté sur l'importance d'Onana dans son dispositif à double pivot, aux côtés d'Amadou Onana… pardon, aux côtés d'un système bâti autour de son abattage.
Ce que ça change pour la suite du tournoi
Si la blessure devait s'avérer plus sérieuse que prévu, la Belgique perdrait son poumon du milieu, celui qui casse les lignes et compense défensivement. Les alternatives existent (Mangala, Vranckx), mais aucun n'offre le profil hybride d'Onana.
Pour rappel, le natif de Dakar d'origine camerounaise avait longtemps hésité entre les Lions Indomptables et les Diables Rouges avant de trancher pour la Belgique en 2022. Un choix qui continue de faire débat au pays.
Onana, symbole d'une génération perdue pour le Cameroun
À Yaoundé, plusieurs observateurs ne cachent pas leur frustration. Rigobert Song puis Marc Brys avaient tenté de convaincre le joueur, sans succès. Aujourd'hui, voir Onana briller en quart de finale d'un Mondial rappelle cruellement le potentiel qui a filé entre les doigts de la FECAFOOT.
« C'est un immense joueur. Le Cameroun aurait pu construire un milieu de rêve avec lui et Baleba », confie un ancien international sous couvert d'anonymat.
Rendez-vous en quart de finale pour savoir si Onana pourra tenir sa place. Les prochaines 48 heures seront décisives.