Le Real Madrid version Xabi Alonso séduit. Analyse d'un début de saison où Jude Bellingham redevient patron.
Une nouvelle ère au Santiago Bernabéu
Depuis l'arrivée de Xabi Alonso sur le banc du Real Madrid, le club merengue a entamé une mue tactique passionnante. Fini le 4-3-3 rigide de la dernière saison Ancelotti : place à un système hybride où la construction courte et le pressing haut redonnent du souffle à une équipe pourtant déjà surchargée en talents.
Bellingham, le retour du roi
Après une saison 2024-2025 en demi-teinte, Jude Bellingham retrouve son meilleur niveau. Repositionné dans un rôle de meneur libre, l'Anglais dicte le tempo avec une aisance déconcertante. Ses statistiques sont éloquentes : buts, passes décisives, courses à haute intensité — il redevient le patron du milieu madrilène.
"Jude a retrouvé le sourire et la liberté. C'est ce qui fait la différence", analysait un ancien joueur du club sur la radio espagnole.
Vinicius toujours indispensable
À ses côtés, Vinicius Junior continue de terroriser les défenses adverses sur son couloir gauche. Le Brésilien, souvent critiqué pour ses excès émotionnels, semble plus posé cette saison. Sa complicité retrouvée avec Bellingham et sa complémentarité avec Mbappé donnent au trio offensif madrilène une puissance de feu inégalée en Europe.
Un pressing plus organisé
Ce qui frappe dans ce Real version Xabi Alonso, c'est la structure défensive. Fini les récupérations approximatives : la ligne médiane est agressive, les latéraux montent haut, et les milieux compensent avec une intelligence collective retrouvée. Les résultats suivent, et la Casa Blanca affiche une solidité rassurante avant les gros rendez-vous européens.
Les défis à venir
Mais les grands tests attendent le Real Madrid. Ligue des Champions, Clasico face au Barça de Yamal, et surtout la longueur d'une saison où les blessures peuvent tout faire basculer. Xabi Alonso devra gérer intelligemment son effectif pléthorique et éviter les grognes chez les remplaçants.
"Nous sommes le Real Madrid. On doit tout gagner, chaque année", rappelait Bellingham en conférence de presse.
Une saison charnière
À Madrid, tout le monde y croit. Si Bellingham maintient ce niveau et si Vinicius reste concentré, ce Real Madrid a les armes pour rafler tous les trophées. Xabi Alonso, lui, avance avec la sérénité des grands entraîneurs. Sa méthode espagnole commence à séduire un vestiaire pourtant réputé difficile. La Liga est prévenue : le géant merengue est de retour, avec Bellingham en chef d'orchestre indiscutable.